Un certain 23 juin 2006, dans un bus avec climatisation, mon Eastpack sur le dos, le bus se remplit. Tout à coup, une fille de mon village demande à s'assoir à côté de moi, place vide. Je réponds "oui". Je tourne la tête vers la fenêtre pour profiter du paysage, bien que je le connaisse par coeur. Cette fille assise à côté de moi commence à faire la convers'. Elle s'acharne à vouloir me faire parler, et je la trouve très bizarre. On rentre ensemble, c'est ma voisine, on décide de se voir le jour suivant.
24 juin 2006, je pars en ville m'acheter des fringues. On s'était donné rendez-vous à quinze heures mais je n'étais pas là, je m'en veux. Cinq heures, sitôt rentrée, je sonne chez elle. On sort dehors.
25 juin 2006, on se revoit encore, c'est les vacances, tu me proposes de dormir chez toi. Evidemment je réponds oui, je demande à ma mère, qui elle répond que je dois laver les vitres si je veux y aller. Mélanie m'aide (surtout que je n'en aurai jamais eu fini avec elle). Quand on a fini, ma mère me dit d'aller laver les voitures. Et on lave les voitures. Le soir, c'est ok, je prends mes affaires, je migre. Vers minuit / une heure, Mélanie joue à la DS et moi je m'endors. Elle ne me réveille pas. Les jours suivants, de dix heures du matin à huit heures du soir, on est fourrées ensemble. Nos parents craignent que le fait de se voir trop souvent ne gâche notre amitié. Nous par contre, on est sûres que non, et on continue à se voir. Rentrée des classes, elle est en troisième et moi en cinquième. Le bus, tous les matins. Un matin en particulier, où elle s'est réveillée à sept heures cinquante huit et que le bus passait à huit heures trois. Je pars en courant avec nos sacs tandis qu'elle se coiffe et prend de quoi manger (et aussi une boîte à goûter en coquillage). Un autre matin, je lui prête du fond de teint, elle vient me chercher et on voit toutes les traces sur son front. Je rigole, elle me jure qu'elle ne mettra plus de fond de teint de sa vie. Un autre matin, neige sur la route, le bus ne passe pas. Je passe toute la matinée chez elle à jouer au flipper. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Des photos, des rires...Une fois, on part se promener à travers champs avec ma mère. Il faut passer un ruisseau (minuscule), et ma mère tombe. Je ris tellement que je manque de tomber par terre. Ne plus se sentir tellement je ris quand elle tombe dans les escaliers. Rien à dire quand elle tombe pour la deuxième fois, toujours en ma présence.
Le cinéma, nos films. Hors de prix, Love et ses petits désastres, Pirates des Caraïbes 3, Les 4 Fantastiques 2, Un mari de trop, Lucky Girl, 17 ans encore... Faire des sketchs hilarants. Des promesses qu'on sait qu'on tiendra. Regarder les étoiles ensemble, couchées devant chez moi, à minuit. Rire comme si on était bourrées, parler du gars qu'elle aimait et qui sentait la bière (elle adore l'odeur)... Et manger le plus de chewing-gums possibles (parfum menthe, cinq et demi chacune). Rire comme une chèvre quand son chewing-gum tombe par terre (les voisins sont sortis à ce moment là et ils ont dû se poser des questions). Manquer de s'étouffer avec. Aller dans les champs. Courir sur un terrain de foot. Ecouter de la musique sur un banc. Chanter. Trouver tout formidable.
En résumé (car j'ai conscience que mon texte est très long), tous les moments que j'ai passés avec toi sont inoubliables, supers, magiques. Je ne regrette rien.
Je t'aime, et c'est peu dire. ♥
Claudia